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Les Îles Cocos

Deux atolls australiens isolés dans l'océan Indien, longtemps propriété privée d'une seule famille, où vit le peuple malais des Cocos.

Les Îles Cocos, dans l'océan Indien
Les Îles Cocos, dans l'océan Indien
Chef-lieu
West Island
Population
~600
Superficie
14 km²
deux atolls, 27 îlots
Langues
malais des Cocos, anglais
Monnaie
dollar australien
Statut
territoire de l'Australie
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Le territoire en bref

Les Îles Cocos (ou îles Keeling) sont deux minuscules atolls coralliens isolés dans l'océan Indien, à mi-chemin entre l'Australie et le Sri Lanka. Territoire australien, elles ne comptent qu'environ six cents habitants, répartis surtout sur deux îles : West Island, où vit une petite communauté surtout d'origine européenne, liée à l'administration, et Home Island, où vit le peuple malais des Cocos, majoritaire et musulman. Pendant plus d'un siècle, les îles furent la propriété privée d'une seule famille, les Clunies-Ross, qui y régnaient presque comme des seigneurs féodaux. Couvertes de cocotiers et entourées de lagons, elles comptent parmi les lieux habités les plus isolés du monde.

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La géographie

Les Îles Cocos comptent deux atolls coralliens : le principal, un anneau presque parfait de vingt-sept petits îlots couverts de cocotiers autour d'un vaste lagon turquoise, et un second, minuscule, isolé au nord, l'atoll de North Keeling, réserve naturelle inhabitée. Ce sont des terres basses, au ras de l'eau, faites de sable blanc et de palmiers, sans relief ni rivière, très exposées à la montée de la mer. L'eau très claire du lagon et des récifs abrite une vie marine abondante (raies, requins de récif, tortues) et attire plongeurs et kitesurfeurs. Le climat est tropical, chaud et humide, adouci par les alizés.

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L'histoire

origines
Îles désertes
1826-1827
Installation par Clunies-Ross et Hare
XIXᵉ-XXᵉ s.
Le « royaume » privé des Clunies-Ross
1955
Transfert à l'Australie
1984
Les Malais votent le rattachement

Restées désertes jusque-là, sans population d'origine, les îles furent occupées vers 1826 par des aventuriers européens, dont Alexander Hare et le marin écossais John Clunies-Ross, qui y firent venir des travailleurs malais de l'archipel indonésien pour produire du coprah (l'amande de coco séchée). La famille Clunies-Ross régna sur les îles comme sur un royaume privé pendant cinq générations, employant dans des conditions longtemps proches du servage une population malaise qui devint le peuple des Cocos. La Grande-Bretagne annexa les îles, qui furent transférées à l'Australie en 1955. En 1978, l'Australie racheta les terres à la famille, et en 1984, les Malais des Cocos votèrent par référendum leur pleine intégration à l'Australie.

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La langue et la foi

On parle aux Îles Cocos le malais des Cocos, un dialecte malais hérité des travailleurs venus de l'archipel indonésien au XIXᵉ siècle, ainsi que l'anglais, langue officielle. Les Malais des Cocos sont musulmans sunnites ; l'islam apporté par leurs ancêtres organise la vie de la communauté de Home Island, avec sa mosquée et ses fêtes. Cette identité malaise et musulmane, rare en Australie, côtoie la petite communauté européenne de West Island.

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La culture et l'art de vivre

La culture des Îles Cocos est celle du peuple malais des Cocos, malaise et musulmane, façonnée par l'isolement, la mer et le cocotier. On la voit dans les fêtes religieuses, les mariages traditionnels, la musique et la danse malaises, et dans la construction des jukong, de petits voiliers propres aux îles, dont les régates sont un grand moment de l'année. La vie s'organise autour de la pêche, du lagon et de la communauté très soudée de Home Island. La cuisine, malaise, repose sur le poisson, le riz, la noix de coco et des currys parfumés.

À voirLagon et îlots de cocotiersHome Island (village malais)North Keeling (réserve)Récifs
À vivreRégates de jukongFêtes musulmanesPlongée et kitesurf
À goûterPoissonCurrys malaisRizNoix de coco
Millenage : une estimation probabiliste à but culturel et récréatif, sans valeur génétique ni diagnostique. Elle ne remplace ni un test ADN ni une généalogie d’archives : elle donne les lignées les plus plausibles d’après les lieux de naissance, la carnation et l’histoire des populations, sans certitude sur vos ancêtres.