Et votre famille, d'où vient-elle ? →

Les Îles Mariannes du Nord

Chapelet d'îles américaines de Micronésie, terre des peuples chamorro et carolinien, entre volcans, mémoire de la guerre du Pacifique et récifs.

Les Mariannes du Nord, dans le Pacifique
Les Mariannes du Nord, dans le Pacifique
Capitale
Saipan
Population
~47 000
Superficie
464 km²
un chapelet d'îles
Langues
chamorro, carolinien, anglais
Monnaie
dollar américain
Statut
État libre associé aux États-Unis
01

Le territoire en bref

Les îles Mariannes du Nord forment un long chapelet d'îles du Pacifique occidental, en Micronésie, au nord de Guam, dont elles partagent l'histoire et le peuple. Elles constituent un Commonwealth en union politique avec les États-Unis, dont les habitants sont citoyens américains. Environ quarante-sept mille personnes y vivent, presque toutes sur les trois îles habitées du sud : Saipan, la capitale, Tinian et Rota. Deux peuples autochtones en forment le cœur, les Chamorros, comme à Guam, et les Caroliniens, arrivés plus tard d'autres îles de Micronésie ; s'y ajoutent d'importantes communautés asiatiques.

02

La géographie

Les Mariannes du Nord s'alignent sur des centaines de kilomètres : au sud, des îles calcaires surélevées et habitées ; au nord, des volcans actifs, presque déserts, dont certains fument encore. Toute proche s'étend la fosse des Mariannes, le point le plus profond des océans du monde. Saipan a des collines, des falaises et des plages autour d'un grand lagon. Le climat, tropical, chaud et humide, est balayé par les typhons. Les eaux, très claires, riches en récifs et en épaves de la guerre, attirent les plongeurs.

03

L'histoire

il y a ~3500 ans
Peuplement chamorro
XIXᵉ s.
Arrivée des Caroliniens
1899-1944
Colonies allemande, puis japonaise
1944
Bataille de Saipan et de Tinian
1978
Commonwealth lié aux États-Unis

Peuplées il y a plus de trois mille ans par les Chamorros, navigateurs austronésiens, les îles accueillirent au XIXᵉ siècle des Caroliniens venus en pirogue d'autres archipels de Micronésie, qui formèrent un second peuple. Espagnoles pendant plus de deux siècles, elles furent vendues en 1899 à l'Allemagne, puis administrées par le Japon, qui y développa la canne à sucre et s'y installa en nombre. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Saipan et Tinian furent le théâtre de l'une des batailles les plus meurtrières du Pacifique ; c'est de Tinian que décollèrent les bombardiers d'Hiroshima et de Nagasaki. Placées sous tutelle américaine après la guerre, les Mariannes du Nord choisirent en 1978 une union durable avec les États-Unis.

04

La langue et la foi

Les Mariannes du Nord ont trois langues officielles : le chamorro et le carolinien, langues austronésiennes des deux peuples autochtones, et l'anglais. L'archipel est très majoritairement catholique, héritage de la longue évangélisation espagnole, et la foi tient une place centrale dans la vie sociale, avec ses paroisses et ses fiestas patronales de village. Ce catholicisme se mêle au respect des ancêtres et des esprits, les taotaomo'na, dans une société où la famille élargie et le clan restent des piliers de l'identité.

05

La culture et l'art de vivre

La culture des Mariannes du Nord réunit deux héritages océaniens, chamorro et carolinien, avec des apports espagnols et américains. Ses valeurs sont l'entraide et le respect des anciens. La navigation traditionnelle reste bien vivante chez les Caroliniens, célèbres pour leurs pirogues et leur connaissance des étoiles ; s'y ajoutent les danses et les chants des deux peuples, la vannerie et les grandes fiestas de village. On y mange le kelaguen (viande ou poisson au citron et à la noix de coco), le red rice, le poisson et le barbecue.

À voirSaipan et son lagonTinianVolcans du nordSites de la guerre du Pacifique
À vivreFiestas de villageNavigation traditionnelleDanses chamorro et caroliniennes
À goûterKelaguenRed ricePoissonBarbecue
Millenage : une estimation probabiliste à but culturel et récréatif, sans valeur génétique ni diagnostique. Elle ne remplace ni un test ADN ni une généalogie d’archives : elle donne les lignées les plus plausibles d’après les lieux de naissance, la carnation et l’histoire des populations, sans certitude sur vos ancêtres.