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Tokelau

Trois minuscules atolls polynésiens isolés dans le Pacifique Sud, territoire de la Nouvelle-Zélande sans piste d'atterrissage, communauté coutumière menacée par la montée des eaux.

Tokelau, dans le Pacifique Sud
Tokelau, dans le Pacifique Sud
Chef-lieu
tournant
change chaque année entre les trois atolls
Population
~1 500
+ une large diaspora en N.-Zélande
Superficie
12 km²
trois atolls
Langues
tokelauan, anglais
Monnaie
dollar néo-zélandais
Statut
territoire de la Nouvelle-Zélande
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Le territoire en bref

Tokelau est l'un des plus petits et des plus isolés territoires du monde : trois minuscules atolls coralliens, Atafu, Nukunonu et Fakaofo, au nord des Samoa. Territoire de la Nouvelle-Zélande, dont les habitants sont citoyens néo-zélandais, il n'a ni aéroport ni piste : on n'y accède que par plus d'une journée de bateau depuis les Samoa. Environ mille cinq cents personnes y vivent, tandis qu'une diaspora bien plus nombreuse vit en Nouvelle-Zélande. Peuple polynésien, les Tokelauans perpétuent une société coutumière très traditionnelle, sur des terres à fleur d'eau particulièrement menacées par la montée des océans.

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La géographie

Tokelau se compose de trois atolls coralliens bas : des anneaux de récifs et d'îlots de sable plantés de cocotiers, qui entourent chacun un lagon. Nulle part la terre ne s'élève à plus de quelques mètres au-dessus des flots, ce qui rend Tokelau très vulnérable à la montée des eaux et aux cyclones. Il n'y a ni relief, ni rivière, ni sol profond : la vie s'organise sur d'étroites bandes de terre entre le lagon et l'océan, au milieu des cocotiers et des pandanus. Le climat tropical est chaud et humide. Depuis 2012, l'électricité y est produite presque entièrement par l'énergie solaire, une première mondiale.

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L'histoire

vers 1000
Peuplement par les Polynésiens
XIXᵉ s.
Missionnaires et raids esclavagistes
1889
Protectorat britannique
1926
Administration néo-zélandaise
aujourd'hui
Société coutumière des taupulega

Peuplés il y a environ mille ans par des navigateurs polynésiens venus des Samoa et des Tonga, les atolls développèrent des sociétés de clans très organisées. Le XIXᵉ siècle fut tragique : après l'arrivée des missionnaires, des négriers venus du Pérou enlevèrent en 1863 une grande partie des hommes, et la population dut se reconstituer. Devenus protectorat britannique en 1889, les atolls passèrent en 1926 sous l'administration de la Nouvelle-Zélande. Lors de deux référendums, en 2006 et 2007, le passage à l'autonomie en libre association n'a pas atteint la majorité requise des deux tiers. Le territoire est menacé par la montée des océans et par le départ de ses jeunes vers la Nouvelle-Zélande.

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La langue et la foi

On parle à Tokelau le tokelauan, langue polynésienne proche du samoan et du tuvaluan, aux côtés de l'anglais. Le peuple tokelauan est profondément chrétien : chaque atoll a sa confession dominante, protestante (congrégationaliste) ou catholique, et l'église est le bâtiment central de chaque village. Le dimanche, jour de repos et de culte, est scrupuleusement observé. Cette foi s'intègre au système coutumier, où les décisions se prennent au sein du conseil des anciens, le taupulega, et où la famille élargie et le village règlent la vie de chacun.

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La culture et l'art de vivre

La culture tokelauane est polynésienne, profondément communautaire, l'une des plus traditionnelles du Pacifique. Le partage y est la règle : le système de l'inati répartit entre toutes les familles le produit de la pêche et de la récolte. On y pratique les chants et les danses collectives (le fatele, chanté et frappé sur une caisse de bois), le tressage des nattes et des paniers, et la construction des pirogues. La pêche et le cocotier sont au cœur de la vie et de l'alimentation : poisson, noix de coco, fruit à pain, et le porc des grandes occasions.

À voirAtolls d'Atafu, Nukunonu, FakaofoLagonsVillages traditionnels
À vivreSystème de partage inatiDanse fatelePêche en pirogue
À goûterPoissonNoix de cocoFruit à painPorc des fêtes
Millenage : une estimation probabiliste à but culturel et récréatif, sans valeur génétique ni diagnostique. Elle ne remplace ni un test ADN ni une généalogie d’archives : elle donne les lignées les plus plausibles d’après les lieux de naissance, la carnation et l’histoire des populations, sans certitude sur vos ancêtres.