Aruba
Île néerlandaise ensoleillée du sud des Caraïbes, au large du Venezuela, terre aride de cactus et de plages, à la population métisse et à la langue papiamento.
+ espagnol, anglais
Le territoire en bref
Aruba est une petite île du sud des Caraïbes, à quelques dizaines de kilomètres seulement des côtes du Venezuela. C'est un pays autonome du royaume des Pays-Bas, avec son propre gouvernement. Environ cent dix mille personnes y vivent ; la capitale, Oranjestad, garde des façades coloniales colorées de style hollandais. La population est très métissée (un fond amérindien caquetío, des apports européens, africains et sud-américains) et parle sa propre langue, le papiamento. L'île est sèche, ensoleillée, hors de la route des ouragans, et vit surtout du tourisme de plage.
La géographie
Aruba est une île désertique : plate, sèche, balayée par les alizés, sans rien de la jungle qu'on imagine aux Caraïbes. Des cactus, des aloès et des divi-divi, ces arbres couchés par le vent, poussent sur un sol de rocaille ocre d'où sortent de grands blocs de roche. La côte sud-ouest, à l'abri du vent, aligne des plages de sable blanc et des eaux turquoise parmi les plus réputées des Caraïbes. La côte nord, sauvage, est battue par les vagues. Hors de la ceinture des ouragans, l'île a un climat chaud et sec toute l'année.
L'histoire
Les premiers habitants d'Aruba étaient des Amérindiens caquetíos, un peuple arawak venu du continent voisin, dont la trace génétique reste forte. Les Espagnols y abordèrent en 1499. Contrairement à d'autres îles, elle ne connut guère les plantations : jugée « inutile », elle fut en partie vidée de ses habitants. Les Néerlandais s'en emparèrent en 1636 et en firent un poste de commerce, et la population se reforma par métissage. Au XXᵉ siècle, une immense raffinerie de pétrole vénézuélien transforma l'île, l'enrichit et y attira des immigrés. En 1986, Aruba devint un pays autonome distinct au sein du royaume ; elle vit aujourd'hui du tourisme.
La langue et la foi
La langue que tout le monde parle à Aruba est le papiamento, un créole né dans ces îles, à base portugaise et espagnole, avec des apports néerlandais, africains et amérindiens. Le néerlandais, langue officielle avec le papiamento, reste celle de l'école, et l'espagnol comme l'anglais sont très répandus. L'île est en majorité catholique, héritage renforcé par la proximité du monde hispanique, avec des communautés protestantes liées aux Pays-Bas.
La culture et l'art de vivre
La culture arubaise mêle des influences amérindiennes, européennes, africaines et sud-américaines. La musique et la danse suivent les rythmes caribéens et latinos, et le carnaval, l'un des plus attendus de la région, a ses parades, ses costumes et sa reine. On y trouve aussi les maisons coloniales colorées, l'artisanat et l'aloès, longtemps la richesse de l'île. La cuisine reprend toutes ces racines : le keshi yena (fromage farci), le pastechi (chausson frit), le poisson frais, des saveurs vénézuéliennes et néerlandaises.