Anguilla
Petite île britannique du nord des Antilles, plate et sèche, aux plages parmi les plus belles des Caraïbes, peuplée d'une communauté afro-caribéenne attachée à son indépendance d'esprit.
Le territoire en bref
Anguilla est une petite île britannique du nord des Petites Antilles, tout près de Saint-Martin. Territoire britannique d'outre-mer, elle compte environ seize mille habitants ; son chef-lieu est The Valley. Sa population, en majorité afro-caribéenne, descend des esclaves des anciennes plantations. L'île, plate et tranquille, se tient à l'écart du tourisme de masse : elle est connue pour ses plages de sable blanc, souvent classées parmi les plus belles du monde, et pour un tourisme haut de gamme. Son histoire a un épisode peu commun : dans les années 1960, les Anguillais se révoltèrent pour rester britanniques, en refusant d'être rattachés à un autre État.
La géographie
Anguilla est une île basse, plate, corallienne et sèche ; son nom, « l'anguille », vient de sa forme longue et étroite. Contrairement à ses voisines volcaniques, elle n'a ni montagnes ni rivières : un paysage de broussailles, de salines et de calcaire. Elle compte en revanche une trentaine de plages de sable blanc et fin au bord d'une eau turquoise, qui ont fait sa réputation. Des cayes et des îlots inhabités l'entourent, refuges pour les récifs et les oiseaux. Le climat est tropical, chaud et sec, et l'île est exposée aux ouragans.
L'histoire
Les Amérindiens arawaks, premiers habitants, appelaient l'île Malliouhana. Les Britanniques la colonisèrent à partir de 1650. La terre, plate et sèche, se prêtait mal aux grandes plantations, mais on y cultiva la canne et le coton avec des esclaves africains, dont descend la population. Après l'abolition de 1834, les Anguillais, pauvres, vécurent de la pêche, du sel et de l'émigration. En 1967, au moment de la décolonisation, l'île refusa d'être intégrée à l'État de Saint-Christophe-et-Niévès et se souleva pour rester attachée à la Couronne britannique : c'est la « révolution » anguillaise, cas rare d'un peuple qui se révolte pour rester colonie. Elle obtint gain de cause et devint un territoire britannique distinct.
La langue et la foi
On parle à Anguilla l'anglais, avec un créole aux inflexions caribéennes. L'île est profondément chrétienne et pratiquante, surtout protestante : l'anglicanisme, le méthodisme et diverses Églises évangéliques y sont très présents. La religion tient une grande place dans la vie de cette petite communauté, avec ses fêtes religieuses et le repos du dimanche.
La culture et l'art de vivre
La culture anguillaise est afro-caribéenne et tournée vers la mer. Le sport le plus populaire de l'île est la course de bateaux traditionnels à voile, héritée des embarcations de pêcheurs, disputée avec passion lors des grandes régates. Il y a aussi la musique aux rythmes caribéens et le carnaval d'été. La cuisine met à l'honneur les produits de la mer : la langouste grillée, la conque, le poisson frais, le riz aux pois, relevés de saveurs créoles.