Émirats arabes unis
Fédération de sept émirats sur le golfe Persique, pays de désert et de pétrole devenu en une génération un carrefour mondial du commerce et du luxe, des pêcheurs de perles d'autrefois aux tours de Dubaï.
dont ~90 % d'étrangers
+ anglais très répandu
Le pays en bref
Les Émirats arabes unis sont une jeune fédération de sept émirats, dont Abou Dabi, la capitale, et Dubaï, la plus connue, sur la rive sud du golfe Persique, dans la péninsule Arabique. En à peine deux générations, ce pays de désert et de villages de pêcheurs est devenu, grâce au pétrole puis à de très grands projets, l'un des carrefours les plus riches du monde : gratte-ciel, îles artificielles, aéroports géants. Fait rare, les Émiratis ne représentent qu'environ un habitant sur dix : le pays repose sur une très nombreuse population d'expatriés et de travailleurs venus d'Asie, du monde arabe et d'Occident. Le régime est une monarchie fédérale.
La géographie
Les Émirats sont d'abord un pays de désert. À l'intérieur commence le Rub al-Khali, le « quart vide », l'un des plus grands déserts de sable du monde, avec ses dunes rouges et ses oasis comme celle d'Al-Aïn. Au nord-est, les montagnes arides du Hajar descendent vers le golfe d'Oman. La vie s'est pourtant toujours concentrée sur la côte du golfe Persique, aux eaux chaudes et aux mangroves, autrefois domaine des pêcheurs de perles et des marins, aujourd'hui bordée de villes neuves. Le climat est torride et très sec, avec des étés parmi les plus chauds de la planète.
L'histoire
Longtemps, la vie de cette côte fut celle des Bédouins du désert et des pêcheurs de perles du golfe, dont le commerce faisait vivre modestement de petits ports marchands. Au XIXᵉ siècle, ces émirats passèrent sous protection britannique, sous le nom d'« États de la Trêve ». Tout changea avec la découverte du pétrole, à la fin des années 1950. En 1971, au départ des Britanniques, six émirats, bientôt sept, s'unirent pour former les Émirats arabes unis, sous la conduite du cheikh Zayed, leur père fondateur. En une génération, l'argent du pétrole transforma le désert : routes, écoles, hôpitaux, tours de verre. Dubaï, qui misa sur le commerce, le tourisme et la finance plus que sur le pétrole, devint le symbole de cette transformation.
La langue et la foi
La langue officielle est l'arabe, parlé ici dans un dialecte du Golfe ; mais avec une population en majorité étrangère, l'anglais est la langue de la vie courante et des affaires, à côté de l'ourdou, de l'hindi, du tagalog et de bien d'autres. L'islam sunnite est religion d'État et règle la vie, le calendrier et les lois ; la grande mosquée Cheikh Zayed d'Abou Dabi en est le monument le plus connu. Fait notable dans la région, les Émirats pratiquent une relative tolérance religieuse et autorisent églises et temples pour leurs nombreux résidents étrangers, tout en restant attachés aux valeurs islamiques et aux coutumes.
La culture et l'art de vivre
La culture émiratie associe les traditions bédouines et arabes du Golfe à un mode de vie cosmopolite. Au pied des gratte-ciel, l'héritage du désert reste présent : la fauconnerie, sport des princes, les courses de chameaux et de pur-sang arabes, la poésie nabati, les boutres, le café à la cardamome et l'hospitalité. Dubaï, elle, a la plus haute tour du monde et des centres commerciaux géants. Le majlis, salon de réception où l'on discute et où l'on décide, reste au centre de la vie sociale. La cuisine arabe, parfumée, avec le machbous (riz épicé à la viande), les dattes et le café, côtoie les cuisines du monde entier.