Et votre famille, d'où vient-elle ? →

Saint-Barthélemy

Petite île française des Antilles, longtemps peuplée de pêcheurs bretons et normands, un temps suédoise, devenue une destination de luxe.

Saint-Barthélemy, dans les Antilles
Saint-Barthélemy, dans les Antilles
Chef-lieu
Gustavia
Population
~10 000
Superficie
21 km²
Langues
français
+ anglais ; un ancien parler normand
Monnaie
euro
Statut
collectivité française d'outre-mer
01

Le territoire en bref

Saint-Barthélemy, ou « Saint-Barth », est une petite île française des Petites Antilles, au nord de la Guadeloupe ; c'est une collectivité d'outre-mer qui a sa propre autonomie. Environ dix mille personnes y vivent, autour du port de Gustavia. Son histoire est à part dans les Caraïbes : trop sèche pour la canne à sucre, l'île n'a guère connu de plantations ni d'esclavage à grande échelle, et fut longtemps peuplée de pêcheurs et de paysans bretons et normands, souvent pauvres. Elle fut aussi près d'un siècle suédoise, d'où le nom de son chef-lieu. Saint-Barth est aujourd'hui une destination de luxe connue dans le monde entier.

02

La géographie

Saint-Barthélemy est une île vallonnée et sèche, aux collines couvertes de broussailles et de cactus, sans rivières, qui a longtemps manqué d'eau. Sa côte très découpée compte de nombreuses baies et une vingtaine de plages de sable blanc, parmi les plus belles des Antilles. Le petit port de Gustavia, au fond d'une rade, aligne les yachts et les maisons aux toits rouges. Des îlots inhabités, classés en réserve naturelle, entourent l'île et protègent tortues et oiseaux marins. Le climat est tropical, chaud et sec ; les grands ouragans ne l'épargnent pas toujours, comme Irma en 2017.

03

L'histoire

origines
Amérindiens Kalinagos
1648
Peuplement français (Bretons, Normands)
1784
L'île devient suédoise
1878
Retour à la France
2007
Collectivité d'outre-mer distincte

Fréquentée par les Amérindiens kalinagos, l'île fut colonisée par la France à partir de 1648, mais son sol aride découragea les plantations : elle se peupla surtout de familles pauvres de pêcheurs et de paysans venus de Bretagne, de Normandie et de Vendée, si bien que sa population est en majorité d'origine européenne, un cas rare aux Antilles. En 1784, la France céda l'île à la Suède en échange de droits commerciaux ; elle resta suédoise près d'un siècle, et son port, rebaptisé Gustavia en l'honneur du roi Gustave III, devint un port franc prospère. Rendue à la France en 1878, elle vécut modestement et isolée, jusqu'à ce que le tourisme haut de gamme la transforme au XXᵉ siècle. Elle est devenue en 2007 une collectivité d'outre-mer distincte.

04

La langue et la foi

On parle à Saint-Barthélemy le français, langue officielle, et beaucoup l'anglais à cause du tourisme. Les anciens gardaient un parler normand insulaire, souvenir des origines de l'île, aujourd'hui presque disparu. Contrairement aux autres Antilles, il n'y a guère de créole d'origine africaine, ce qui reflète la façon dont l'île a été peuplée. L'île est de tradition catholique : la foi des colons français tenait une grande place dans ces communautés de pêcheurs et de paysans, où l'on priait pour ceux qui partaient en mer, et les églises et les fêtes patronales en gardent la trace.

05

La culture et l'art de vivre

La culture de Saint-Barthélemy est française et insulaire, marquée par ses racines de pêcheurs européens et son passé suédois, et aujourd'hui par un tourisme de luxe venu du monde entier. Les anciens se souviennent des coiffes traditionnelles, les quichenottes, de la vannerie en feuilles de latanier et de la vie rude d'autrefois. Les fêtes patronales des villages, les régates et le carnaval animent l'année. La cuisine mêle traditions créole et française et produits de la mer : la langouste, le poisson grillé, les accras.

À voirGustavia et son portPlages de Saline et de ColombierVestiges suédoisÎlots protégés
À vivreFêtes des villagesRégatesCarnaval
À goûterLangoustePoisson grilléAccrasCuisine créole
Millenage : une estimation probabiliste à but culturel et récréatif, sans valeur génétique ni diagnostique. Elle ne remplace ni un test ADN ni une généalogie d’archives : elle donne les lignées les plus plausibles d’après les lieux de naissance, la carnation et l’histoire des populations, sans certitude sur vos ancêtres.