Djibouti
Un petit pays volcanique qui garde l'entrée de la mer Rouge, terre de lacs de sel et de paysages lunaires, carrefour stratégique entre l'Afrique et l'Arabie.
+ somali, afar
Le pays en bref
Djibouti est un petit pays de la Corne de l'Afrique, à un point stratégique : il garde le détroit de Bab-el-Mandeb, la « porte des lamentations », un étroit passage entre la mer Rouge et l'océan Indien par lequel passe une part immense du commerce mondial. Un peu plus d'un million de personnes y vivent, dont plus de la moitié dans la capitale, Djibouti, autour d'un grand port. Peuplé surtout de Somalis et d'Afars, le pays doit tout à sa position : de grandes puissances y ont installé des bases militaires, et son port est le principal débouché de l'Éthiopie, qui n'a pas d'accès à la mer.
La géographie
Djibouti est un pays volcanique et désertique, aux paysages qui semblent venus d'une autre planète. Il se trouve à la rencontre de trois plaques de la croûte terrestre, là où le continent se déchire : d'où ses champs de lave, ses volcans et les cheminées de calcaire du lac Abbé. On y trouve le lac Assal, un immense lac de sel, point le plus bas d'Afrique et l'un des lacs les plus salés du monde. Dans le golfe de Tadjoura, on peut nager avec des requins-baleines. Le climat, l'un des plus chauds et des plus secs de la planète, rend l'eau et l'ombre précieuses.
L'histoire
Cette côte fut toujours un lieu de passage du commerce de la mer Rouge, entre l'Afrique, l'Arabie et l'Asie. À la fin du XIXᵉ siècle, la France en fit une colonie, la Côte française des Somalis, pour disposer d'un port d'escale sur la route de l'Indochine, et y construisit un chemin de fer vers l'Éthiopie. Le territoire devint indépendant en 1977, parmi les derniers d'Afrique. Depuis, le petit pays a fait de sa position un atout : son port moderne et les bases militaires étrangères en font un point d'appui dans une région instable.
Les langues et la foi
Djibouti a deux langues officielles, le français, hérité de la colonisation, et l'arabe, mais la population parle au quotidien le somali et l'afar, les langues de ses deux grands peuples, toutes deux couchitiques. Le pays est presque entièrement musulman sunnite : l'islam, arrivé très tôt par le commerce de la mer Rouge, règle la vie sociale, les fêtes et le calendrier.
La culture et l'art de vivre
La culture djiboutienne est celle des peuples somali et afar, éleveurs nomades des terres arides, avec des influences arabes et françaises. La vie traditionnelle tourne autour du chameau, richesse et compagnon du désert, et des campements. La poésie orale est un art majeur chez les Somalis, et les fêtes ont leurs danses et leurs chants. Le khat, une plante qu'on mâche l'après-midi lors de longues discussions, est une véritable institution. À table, on mange du poisson de la mer Rouge, du riz épicé, de la viande de chameau ou de chèvre et du pain.