Saint-Kitts-et-Nevis
Deux petites îles volcaniques des Antilles, plus petit pays des Amériques, ancienne colonie sucrière britannique peuplée surtout de descendants d'Africains.
+ créole
Le pays en bref
Saint-Kitts-et-Nevis est le plus petit pays des Amériques, par la superficie comme par la population : deux petites îles volcaniques des Petites Antilles, séparées par un étroit chenal. Moins de cinquante mille personnes y vivent, en très grande majorité d'ascendance africaine ; la capitale, Basseterre, est sur Saint-Kitts (officiellement Saint-Christophe). L'île fut la première colonie anglaise des Caraïbes, la « mère-colonie » des Antilles britanniques. Longtemps prospère grâce au sucre, le pays vit aujourd'hui surtout du tourisme : on vient pour ses paysages verts, ses forteresses historiques et le calme de la vie insulaire.
La géographie
Les deux îles sont d'origine volcanique, montagneuses et vertes. Saint-Kitts est dominée par le mont Liamuiga, volcan endormi couvert de forêt tropicale, dont les pentes, jadis couvertes de canne à sucre, descendent vers des plages de sable clair ou noir. Nevis, sa voisine presque parfaitement conique, est un volcan unique coiffé d'un anneau de nuages, entouré de plages paisibles et de sources chaudes. Un chenal semé de récifs, « the Narrows », sépare les deux îles. Le climat tropical, adouci par les alizés, n'empêche pas les ouragans.
L'histoire
Habitées par des peuples amérindiens, les îles virent s'installer en 1624 la première colonie anglaise des Antilles, bientôt rejointe par les Français ; en 1626, colons anglais et français massacrèrent ensemble les Kalinagos de l'île. Saint-Kitts devint ensuite la tête de pont de la colonisation britannique dans les Caraïbes. Les colons y bâtirent une riche économie de sucre fondée sur l'esclavage de milliers d'Africains, dont descend la population ; la forteresse de Brimstone Hill, inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, date de cette époque. Nevis est l'île natale d'Alexander Hamilton, l'un des pères fondateurs des États-Unis. Après l'abolition de l'esclavage, en 1834, Saint-Kitts-et-Nevis devint en 1983 le dernier pays des Caraïbes anglophones à accéder à l'indépendance.
La langue et la foi
La langue officielle est l'anglais, mais les habitants parlent au quotidien un créole anglais des Caraïbes. Le pays est profondément chrétien, avec une forte tradition anglicane et méthodiste héritée des Britanniques, aux côtés d'autres Églises ; la foi tient une grande place dans la vie sociale, mêlée à des traditions culturelles d'origine africaine.
La culture et l'art de vivre
La culture kittitienne est afro-caribéenne et festive. Son grand rendez-vous est le carnaval (le « Sugar Mas »), entre Noël et le Nouvel An, avec ses défilés, ses masques, ses Mummies et ses Moko Jumbies (danseurs sur échasses), sa soca et son steelpan. La musique, la danse et le cricket hérité de l'Angleterre rythment la vie. La cuisine créole tourne autour du poisson salé et du johnnycake, du riz aux pois, du poulet et des fruits de mer.