Mongolie
Le pays du ciel bleu et des steppes sans fin, patrie de Gengis Khan et des cavaliers nomades, le dernier grand royaume du cheval et de la yourte.
le pays le moins dense du monde
Le pays en bref
La Mongolie est un immense pays de steppes et de déserts, coincé entre la Russie au nord et la Chine au sud, sans accès à la mer. C'est le pays le moins densément peuplé de la planète : sur un territoire près de trois fois grand comme la France ne vivent que trois millions et demi de personnes, dont près de la moitié dans la capitale, Oulan-Bator. Le reste du pays, ce sont des espaces à perte de vue sous un ciel d'un bleu éclatant (on l'appelle le « pays du ciel bleu ») et un mode de vie nomade resté plus vivant qu'ailleurs.
La géographie
Le pays est le royaume de la steppe : d'immenses prairies herbeuses qui ondulent jusqu'à l'horizon, domaine des troupeaux et des cavaliers. Au sud, elles cèdent la place au grand désert de Gobi, terre de pierres, de dunes et de dinosaures fossiles. Au nord et à l'ouest, le relief se soulève en montagnes boisées et en hauts sommets enneigés, prolongements de la Sibérie et de l'Altaï, parsemés de lacs d'un bleu profond. Le climat y est l'un des plus rudes du monde : étés brûlants, hivers d'un froid extrême, sous un ciel presque toujours dégagé.
L'histoire
En 1206, un chef réunit sous son autorité les tribus nomades et prit le nom de Gengis Khan. En quelques décennies, ses cavaliers et ses successeurs bâtirent le plus grand empire terrestre d'un seul tenant de l'histoire, de la Corée à la Hongrie, de la Sibérie à la Perse. Cet empire relia l'Orient et l'Occident et sécurisa les routes de la soie. Après cet apogée, la Mongolie retomba dans l'ombre de ses grands voisins (la Chine mandchoue, puis l'Union soviétique, dont elle fut un satellite), avant de devenir une démocratie en 1990.
La langue et la foi
Le mongol s'écrivait traditionnellement dans une écriture verticale, remplacée par l'alphabet cyrillique à l'époque soviétique et que l'État réintroduit aujourd'hui à ses côtés. La Mongolie est de tradition bouddhiste tibétaine ; ses monastères, presque tous détruits sous le régime communiste, renaissent depuis. Sous le bouddhisme survit un très ancien fond de chamanisme, la religion des steppes qui vénère le Ciel éternel, les esprits de la nature et les ancêtres : d'où les ovoo, ces cairns de pierres sur les cols, autour desquels on tourne pour faire bon voyage.
La culture et l'art de vivre
La culture mongole est celle du nomade des steppes, et elle reste très vivante. C'est la yourte (le ger), tente ronde de feutre, chaude et démontable, foyer de la famille ; c'est le cheval, monté dès l'enfance. C'est le chant de gorge, le khöömii, où une seule voix produit plusieurs sons à la fois, et la chasse à l'aigle royal dans l'Altaï. Chaque été, la grande fête du Naadam célèbre les « trois jeux virils » : lutte, tir à l'arc et course de chevaux. À table, la viande et les laitages du troupeau dominent.