Et votre famille, d'où vient-elle ? →

Montserrat

Petite île britannique des Antilles surnommée « l'Émeraude des Caraïbes », terre à l'héritage irlandais et africain dont un volcan a détruit la capitale.

Montserrat, dans les Antilles
Montserrat, dans les Antilles
Capitale
Plymouth
détruite ; siège du gouvernement à Brades
Population
~4 400
Superficie
102 km²
dont une large zone d'exclusion
Langue
anglais
Monnaie
dollar des Caraïbes orientales
Statut
territoire britannique d'outre-mer
01

Le territoire en bref

Montserrat est une petite île britannique des Petites Antilles, surnommée « l'Émeraude des Caraïbes » pour sa verdure et son héritage irlandais. Territoire britannique d'outre-mer, elle a connu un destin tragique : à partir de 1995, l'éruption de son volcan, longtemps endormi, détruisit sa capitale, Plymouth, et rendit inhabitable la moitié sud de l'île, poussant les deux tiers de la population à partir. Environ quatre mille quatre cents personnes y vivent aujourd'hui, dans le nord épargné, autour du nouveau centre administratif de Brades. Sa population est surtout afro-caribéenne.

02

La géographie

Montserrat est une île volcanique, montagneuse et verdoyante, d'où son surnom d'émeraude. Son destin est dominé par le volcan de la Soufrière (Soufrière Hills), qui s'est réveillé en 1995 après des siècles de sommeil. Ses éruptions ont enseveli sous les cendres et les coulées l'ancienne capitale, Plymouth, devenue une « Pompéi des Caraïbes » figée dans la boue durcie, et fermé toute une zone d'exclusion au sud. La vie s'est repliée dans le nord, avec ses collines vertes, ses petites plages de sable noir et ses baies. Le climat tropical expose aussi l'île aux ouragans.

03

L'histoire

origines
Amérindiens Kalinagos
1632
Colons irlandais catholiques
XVIIIᵉ s.
Sucre et esclavage
1834
Abolition de l'esclavage
1995-1997
Éruptions et destruction de Plymouth

Peuplée d'Amérindiens kalinagos, Montserrat fut colonisée à partir de 1632 par des Irlandais catholiques, souvent fuyant les persécutions ou déportés, d'où son caractère unique et son surnom d'« île émeraude ». On y développa des plantations de canne à sucre sur le travail d'esclaves africains, dont descend l'essentiel de la population ; les noms et les traditions irlandais et africains s'y sont mêlés. Après l'abolition de 1834, l'île vécut paisiblement de l'agriculture. Puis vint la catastrophe : les éruptions volcaniques de la fin des années 1990 détruisirent Plymouth et dispersèrent une grande partie de la population.

04

La langue et la foi

La langue de Montserrat est l'anglais, parlé dans une variante créole caribéenne où affleurent des traces de l'héritage irlandais. L'île est de tradition profondément chrétienne : le catholicisme des premiers colons irlandais y a laissé une empreinte rare dans les Antilles anglophones, aux côtés d'un protestantisme bien implanté (anglican, méthodiste, évangélique). Montserrat est l'un des rares endroits hors d'Irlande où la Saint-Patrick est un jour férié ; on y honore à la fois l'héritage irlandais et la mémoire d'une révolte d'esclaves préparée pour ce jour-là, en 1768.

05

La culture et l'art de vivre

La culture montserratienne est afro-caribéenne, marquée par son héritage irlandais et par la mémoire de la catastrophe. Ce sont la musique et la danse caribéennes, les masquerades traditionnelles, où costumes et pas mêlent l'Afrique et les danses européennes, et surtout la fête de la Saint-Patrick, célébrée pendant une semaine. Avant le volcan, l'île était aussi connue pour les studios AIR de George Martin, où enregistrèrent de grandes stars du rock. La cuisine créole met à l'honneur le goat water (ragoût de chèvre), plat national, le poisson, le riz aux pois et les fruits tropicaux.

À voirPlymouth (la « Pompéi des Caraïbes »)Observatoire du volcanPlages de sable noirCollines du nord
À vivreFête de la Saint-PatrickMasqueradeCarnaval
À goûterGoat water (ragoût de chèvre)Poisson fraisRiz aux pois
Millenage : une estimation probabiliste à but culturel et récréatif, sans valeur génétique ni diagnostique. Elle ne remplace ni un test ADN ni une généalogie d’archives : elle donne les lignées les plus plausibles d’après les lieux de naissance, la carnation et l’histoire des populations, sans certitude sur vos ancêtres.