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La Martinique

Île française des Antilles, « l'île aux fleurs », terre de la montagne Pelée, du rhum et d'une culture créole très vivante, patrie de grandes voix de la pensée antillaise.

La Martinique, dans les Antilles
La Martinique, dans les Antilles
Chef-lieu
Fort-de-France
Population
~350 000
Superficie
1 128 km²
Langues
français, créole martiniquais
Monnaie
euro
Statut
collectivité territoriale unique (département et région d'outre-mer)
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Le territoire en bref

La Martinique est une île française des Petites Antilles, dans la mer des Caraïbes ; département et région d'outre-mer, elle fait pleinement partie de la France et de l'Union européenne. Surnommée « l'île aux fleurs », elle est réputée pour la beauté de ses paysages, entre montagnes volcaniques, forêts et plages. Environ trois cent cinquante mille personnes y vivent, autour de Fort-de-France ; elles forment un peuple créole issu de l'histoire de l'esclavage et du métissage. Terre du rhum, de la biguine et d'une vie intellectuelle intense, patrie d'Aimé Césaire, de Frantz Fanon et d'Édouard Glissant, la Martinique conjugue une culture profondément antillaise et son appartenance à la France.

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La géographie

La Martinique est une île volcanique, montagneuse et verdoyante. Au nord se dresse la montagne Pelée, volcan tristement célèbre, entourée de forêts tropicales, de pitons et de rivières. Le sud, plus sec et vallonné, offre les plus belles plages, des mornes et des lagons, autour de la baie et du rocher du Diamant. Entre les deux, la plaine et la capitale bordent une grande baie. Forêt tropicale, mangrove, champs de canne et bananeraies composent une nature foisonnante. Le climat tropical, chaud et humide, connaît une saison des pluies et la menace des cyclones.

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L'histoire

avant 1502
Amérindiens Kalinagos
1635
Colonisation française
1848
Abolition de l'esclavage
1902
Éruption de la montagne Pelée
1946
Département français

Peuplée par les Amérindiens kalinagos (Caraïbes), qui l'auraient appelée Madinina, l'île fut abordée par Colomb puis colonisée par la France à partir de 1635. Comme toutes les Antilles, elle vécut sous le régime de la plantation sucrière et de l'esclavage : des centaines de milliers d'Africains y furent déportés. L'abolition de 1848, liée au nom de Victor Schœlcher, mit fin à ce système et fut suivie de l'arrivée de travailleurs engagés indiens. En 1902, l'éruption de la montagne Pelée détruisit Saint-Pierre, alors capitale, et fit près de trente mille morts en quelques minutes. La Martinique devint un département français en 1946. Son histoire a nourri une pensée lue dans le monde entier, celle de la négritude, de l'antillanité et de la créolité.

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La langue et la foi

On parle en Martinique le français, langue officielle, et le créole martiniquais, langue née dans les plantations, à base française, expression de l'identité de l'île et objet d'une riche création littéraire. L'île est de tradition majoritairement catholique, une foi rythmée par les fêtes patronales et les processions. À côté subsistent des croyances héritées d'Afrique mêlées au christianisme, ainsi que des communautés hindoue, héritée des engagés indiens, et protestante.

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La culture et l'art de vivre

La culture martiniquaise est créole, née de la rencontre violente de l'Afrique et de l'Europe, et son rayonnement intellectuel est grand. C'est la biguine, le bèlè aux tambours hérités des esclaves, le zouk et le carnaval ; c'est surtout la patrie d'Aimé Césaire, poète de la négritude, de Frantz Fanon et d'Édouard Glissant, penseur de la créolisation, qui ont porté la voix antillaise dans le monde. La cuisine marie les saveurs : le colombo, les accras, le boudin créole, le féroce d'avocat, et un rhum agricole qui est le seul au monde à bénéficier d'une appellation d'origine contrôlée.

À voirMontagne PeléeRocher du DiamantJardin de BalataSaint-Pierre
À vivreBèlèCarnavalYoles rondesRoute des rhums
À goûterColomboAccrasFéroce d'avocatRhum agricole
Millenage : une estimation probabiliste à but culturel et récréatif, sans valeur génétique ni diagnostique. Elle ne remplace ni un test ADN ni une généalogie d’archives : elle donne les lignées les plus plausibles d’après les lieux de naissance, la carnation et l’histoire des populations, sans certitude sur vos ancêtres.