Nicaragua
Le plus grand pays d'Amérique centrale, terre des lacs et des volcans, « pays des poètes » entre deux océans.
Le pays en bref
Le Nicaragua est le plus grand des pays d'Amérique centrale, baigné à l'ouest par le Pacifique et à l'est par la mer des Caraïbes. C'est une terre de lacs et de volcans, qui en sont le symbole. Environ sept millions de personnes y vivent, autour de la capitale, Managua, et des villes coloniales de León et de Granada. On le surnomme le « pays des poètes », tant la poésie y est honorée. Son histoire a été marquée par les dictatures, une révolution et de violents séismes.
La géographie
L'ouest du pays est une terre de feu et d'eau : une chaîne de volcans actifs longe le Pacifique et domine deux grands lacs. Le plus vaste, le lac Nicaragua, est une véritable mer intérieure d'eau douce, la plus grande d'Amérique centrale ; s'y dresse l'île d'Ometepe, formée de deux volcans jumeaux, et il abrite même des requins capables de vivre en eau douce. Le centre, montagneux et frais, est une terre de café. À l'est s'étend la côte des Mosquitos, vaste région caraïbe de forêt tropicale, de lagunes et de rivières, longtemps isolée et culturellement à part.
L'histoire
Peuplée à l'ouest de peuples nahuas, apparentés aux Aztèques, et sur la côte caraïbe de peuples de langues et de cultures différentes, la région fut colonisée par l'Espagne, qui y fonda en 1524 León et Granada, parmi les plus anciennes villes européennes des Amériques. Indépendant en 1821, le Nicaragua fut longtemps sous la coupe de la dynastie dictatoriale des Somoza, renversée en 1979 par la révolution sandiniste. Dans les années 1980, une guerre civile opposa le nouveau pouvoir aux « Contras » soutenus par les États-Unis. Revenu au pouvoir en 2007, le sandiniste Daniel Ortega a durement réprimé les manifestations de 2018 et gouverne depuis de façon autoritaire.
La langue et la foi
On parle au Nicaragua l'espagnol, dans une variante marquée par le voseo et par des mots autochtones ; sur la côte caraïbe, on parle aussi un créole anglais et les langues de peuples comme les Miskitos. Le pays est majoritairement chrétien, catholique de tradition avec une présence évangélique croissante ; les grandes fêtes patronales, comme la Purísima dédiée à la Vierge, sont des moments forts de l'année. Sur la côte, l'Église morave domine, héritage d'une histoire distincte.
La culture et l'art de vivre
La culture nicaraguayenne est fière de sa poésie : le pays a donné à la langue espagnole l'un de ses plus grands poètes, Rubén Darío, père du modernisme, vénéré comme un héros national. C'est aussi le théâtre dansé d'El Güegüense, satire coloniale mêlant espagnol et nahuatl, inscrite au patrimoine immatériel de l'UNESCO. Ce sont les villes coloniales aux façades colorées, l'artisanat, la marimba et les fêtes. À table règnent le gallo pinto (riz et haricots), le nacatamal et les plats de maïs et de banane plantain.