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Nauru

La plus petite république du monde, un seul îlot de phosphate au cœur du Pacifique, dont l'histoire est un vertigineux conte de richesse et de chute.

Nauru dans le Pacifique
Nauru dans le Pacifique
Capitale
aucune (Yaren, siège du gouvernement)
Population
~12 000
Superficie
21 km²
Langues
nauruan, anglais
Monnaie
dollar australien
Indépendance
1968
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Le pays en bref

Nauru est la plus petite république du monde et le plus petit État insulaire : une seule île de corail de vingt et un kilomètres carrés, isolée au cœur du Pacifique, tout près de l'équateur. Environ douze mille personnes y vivent. Fait rare, le pays n'a pas de capitale officielle. L'île renfermait un gisement de phosphate très pur qui, un temps, en fit l'un des pays les plus riches du monde par habitant, avant que l'épuisement de la ressource et une île dévastée ne le plongent dans une chute brutale.

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La géographie

Nauru est un petit plateau de corail surélevé, entouré d'une étroite bande côtière, où vit toute la population sous les cocotiers, et d'un récif. Le cœur de l'île, le « Topside », a été dévasté : un siècle d'extraction du phosphate a raclé la terre jusqu'à ne laisser qu'un paysage lunaire de pitons calcaires dénudés, rendant une grande partie de l'île inhabitable et stérile. Autour, les eaux du Pacifique restent poissonneuses. Le climat équatorial est chaud et souvent sec, et la réhabilitation des terres minées reste un immense chantier.

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L'histoire

~1000 av. notre ère
Peuplement austronésien et micronésien
1888
Annexion allemande
XXᵉ s.
Exploitation intensive du phosphate
1968
Indépendance
fin du XXᵉ s.
Richesse puis effondrement

Peuplée il y a des millénaires par des navigateurs austronésiens et micronésiens, organisée en douze clans (que rappellent les douze pointes de l'étoile du drapeau), l'île, surnommée « l'île agréable » par les marins, fut annexée par l'Allemagne en 1888 ; on y découvrit en 1900 un riche gisement de phosphate. Pendant près d'un siècle, il fut exploité intensivement, d'abord au profit de puissances étrangères. À l'indépendance, en 1968, Nauru en reprit le contrôle et devint très riche, puis, l'île épuisée et les fonds dilapidés, connut un effondrement économique retentissant. Le pays vit depuis de l'aide extérieure et d'un centre de rétention de demandeurs d'asile géré pour l'Australie.

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La langue et la foi

On parle le nauruan, une langue austronésienne océanienne à part, aux côtés de l'anglais, langue des affaires et de l'administration. Le pays est très majoritairement chrétien, protestant et catholique depuis l'arrivée des missionnaires, et la foi tient une place centrale dans la vie communautaire. Elle s'est fondue dans les valeurs traditionnelles de la famille élargie et des clans, qui restent au fondement de la société nauruane.

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La culture et l'art de vivre

La culture nauruane est celle d'un petit peuple insulaire du Pacifique, organisé autour de la famille et des douze clans traditionnels, transmis par les femmes. Une coutume ancienne subsiste : la capture de l'oiseau frégate, attrapé et apprivoisé. S'y ajoutent les chants, les danses et les récits transmis oralement, et le tressage. La vie tourne autour de la mer et de la pêche, pratiquée depuis des pirogues et, autrefois, à l'aide de poissons élevés dans des bassins, ainsi que de la noix de coco. Malgré une histoire mouvementée et de grands défis de santé et d'environnement, le peuple nauruan garde son identité et ses clans.

À vivreLes douze clansCapture de la frégateChants et danses
À voirRécifs et lagonTopside (pinacles)
À goûterPoissonNoix de cocoFruits de mer
Millenage : une estimation probabiliste à but culturel et récréatif, sans valeur génétique ni diagnostique. Elle ne remplace ni un test ADN ni une généalogie d’archives : elle donne les lignées les plus plausibles d’après les lieux de naissance, la carnation et l’histoire des populations, sans certitude sur vos ancêtres.