Nouvelle-Zélande
Terre du « long nuage blanc » au bout du Pacifique, pays des Māori et des navigateurs, aux montagnes, glaciers et fjords célèbres.
plus grande ville : Auckland
+ langue des signes
Le pays en bref
La Nouvelle-Zélande est un pays insulaire du Pacifique Sud, l'un des plus isolés du monde, à des milliers de kilomètres de tout autre continent. Elle se compose de deux grandes îles, l'île du Nord et l'île du Sud, et de nombreuses petites. Les Māori, ses premiers habitants, la nomment Aotearoa, « le pays du long nuage blanc ». Un peu plus de cinq millions de personnes y vivent, autour d'Auckland et de la capitale, Wellington. C'est une nation jeune, prospère et paisible, née de la rencontre du peuple māori, polynésien, et des colons européens, et dont les paysages ont servi de décor au Seigneur des anneaux.
La géographie
L'île du Sud est traversée par les Alpes néo-zélandaises, chaîne de sommets enneigés, de glaciers et de fjords plongeant dans la mer, comme le Milford Sound. L'île du Nord, plus chaude et plus peuplée, est une terre volcanique vivante : geysers, sources bouillonnantes et lacs colorés, notamment autour de Rotorua. Les deux îles ont en commun des collines très vertes, des forêts primaires, des plages et une faune qu'on ne trouve nulle part ailleurs, dont le kiwi, oiseau incapable de voler devenu emblème national.
L'histoire
La Nouvelle-Zélande fut l'une des dernières grandes terres habitables peuplées par l'homme : les Māori, navigateurs polynésiens, y accostèrent en pirogues il y a environ sept siècles seulement, au terme de l'une des plus extraordinaires épopées maritimes de l'histoire. Les Européens arrivèrent bien plus tard ; en 1840, la Couronne britannique et des chefs māori signèrent le traité de Waitangi, texte fondateur de la nation moderne, mais source de conflits durables. Colonie puis dominion, le pays fut en avance sur son temps : en 1893, il devint le premier pays autonome à accorder le droit de vote aux femmes.
Les langues et la foi
La Nouvelle-Zélande a deux langues officielles, le maori (le te reo), langue polynésienne aujourd'hui activement revitalisée et de plus en plus présente dans la vie publique, et la langue des signes néo-zélandaise ; l'anglais, parlé par presque tous, est la langue d'usage. Le pays est de tradition chrétienne, héritée de la colonisation, mais très sécularisé : une grande part de la population se dit aujourd'hui sans religion. La spiritualité māori, avec son rapport sacré à la terre, aux ancêtres et à la nature, imprègne de plus en plus l'identité commune.
La culture et l'art de vivre
La culture néo-zélandaise unit l'héritage māori et le monde anglo-saxon, dans une identité de plus en plus fière de ses deux racines. C'est le haka, danse guerrière puissante, martelée et criée, que le monde entier connaît grâce aux All Blacks, l'équipe de rugby qui est presque une religion nationale. Ce sont les tatouages sacrés (tā moko), les sculptures, le salut front contre front et nez contre nez (le hongi) et le repas cuit sous terre, le hāngī. C'est aussi l'amour du grand air, de la randonnée et des sports extrêmes.