Singapour
Cité-État insulaire à la pointe de l'Asie du Sud-Est, carrefour maritime mondial devenu prospère grâce au brassage des peuples.
cité-État
Le pays en bref
Singapour est une cité-État insulaire, l'un des plus petits pays du monde par la superficie, à la pointe sud de la péninsule malaise, là où se croisent les grandes routes maritimes de l'Asie. Environ six millions de personnes y vivent, dans l'une des villes les plus denses, les plus riches et les plus modernes de la planète. Devenue indépendante il y a soixante ans, sans ressources naturelles, Singapour s'est hissée par son commerce, son port et son organisation au rang des pays les plus prospères du monde, tout en faisant coexister les mondes chinois, malais et indien.
La géographie
Singapour est une île principale entourée d'une soixantaine d'îlots, tout près de l'équateur, au climat chaud et humide toute l'année. Il ne reste presque rien de la jungle d'origine, mais la ville s'est voulue « ville-jardin » : gratte-ciel couverts de plantes, parcs et jardins comme Gardens by the Bay et ses « super-arbres ». Manquant de terre, le pays a agrandi son territoire d'environ un quart en gagnant sur la mer. C'est un paysage entièrement façonné par l'homme, où l'urbanisme le plus futuriste côtoie des poches de nature préservées.
L'histoire
Ancien comptoir malais, l'île fut refondée en 1819 par le Britannique Stamford Raffles comme port franc de l'Empire, ce qui attira aussitôt des vagues de migrants chinois, indiens et malais venus commercer et travailler : c'est l'origine de sa population multiculturelle. Escale prospère sur la route de l'Asie, Singapour subit pendant la guerre une dure occupation japonaise. En 1965, fait unique, elle fut exclue de la fédération de Malaisie et devint indépendante contre son gré, minuscule et sans ressources. Sous la direction de Lee Kuan Yew, elle devint en une génération l'un des pays les plus développés du monde, au prix de libertés politiques étroitement encadrées.
Les langues et la foi
Singapour a quatre langues officielles, reflet de ses peuples : l'anglais (langue commune et des affaires), le mandarin, le malais (langue nationale) et le tamoul. Dans la rue, tout le monde se comprend dans un anglais local, le singlish. L'État a fait de l'harmonie religieuse un principe : bouddhisme, taoïsme, islam, christianisme et hindouisme cohabitent, temples, mosquées et églises se côtoient dans les mêmes quartiers, et les fêtes de chaque communauté sont célébrées par toute la nation.
La culture et l'art de vivre
La culture singapourienne est le fruit d'un métissage rare, visible dans ses quartiers : Chinatown, Little India, le quartier malais de Kampong Glam. Le cœur de la vie, c'est la nourriture : dans les hawker centres, halles de stands populaires dont la culture est inscrite au patrimoine immatériel de l'UNESCO, se croisent pour quelques pièces le riz au poulet hainanais, le laksa, le curry indien, le satay malais et le crabe au piment. Manger y est une passion nationale. S'y ajoutent une architecture futuriste et une propreté et un ordre devenus proverbiaux.