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Sao Tomé-et-Principe

Deux îles volcaniques couvertes de forêt au cœur du golfe de Guinée, terre créole du cacao, l'un des plus petits pays d'Afrique.

Sao Tomé-et-Principe dans le golfe de Guinée
Sao Tomé-et-Principe dans le golfe de Guinée
Capitale
Sao Tomé
Population
~230 000
Superficie
964 km²
Langues
portugais
+ créoles forro, angolar
Monnaie
dobra
Indépendance
1975
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Le pays en bref

Sao Tomé-et-Principe est un minuscule pays fait de deux îles volcaniques au cœur du golfe de Guinée, sur l'équateur, au large de l'Afrique centrale. C'est le deuxième plus petit pays d'Afrique, avec quelque deux cent trente mille habitants ; la capitale est Sao Tomé. Comme celles du Cap-Vert, ces îles étaient inhabitées avant l'arrivée des Portugais : la nation santoméenne est entièrement créole, née du mélange des colons et des Africains amenés pour les plantations. Couvert d'une végétation tropicale dense, l'archipel fut longtemps une île à cacao.

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La géographie

Les deux îles sont d'origine volcanique : des montagnes couvertes d'une forêt tropicale dense et humide, d'où jaillissent des pitons rocheux, comme le Pico Cão Grande, une aiguille de lave. On y trouve des cascades, des rivières et de nombreuses espèces endémiques, oiseaux et orchidées. Les côtes alignent des plages de sable doré ou noir, bordées de cocotiers, où pondent les tortues. L'île de Principe, plus petite et plus sauvage encore, est classée réserve de biosphère par l'UNESCO.

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L'histoire

vers 1470
Arrivée des Portugais · îles désertes
XVIᵉ s.
Plantations de sucre et esclavage
XIXᵉ-XXᵉ s.
« Îles du cacao »
1975
Indépendance
aujourd'hui
Nation créole équatoriale

Les Portugais trouvèrent les îles désertes vers 1470, et en firent l'un des tout premiers laboratoires de l'économie de plantation esclavagiste : d'abord le sucre, puis, au XIXᵉ siècle, le cacao, dont l'archipel fut au début du XXᵉ siècle le premier producteur mondial. Cette prospérité reposa sur le travail forcé d'Africains amenés du continent, puis, après l'abolition, de travailleurs sous contrat aux conditions proches de l'esclavage. Du mélange de ces captifs, des Portugais et des esclaves fugitifs (les Angolares) naquit le peuple créole santoméen. Indépendant en 1975, le pays a adopté le multipartisme en 1991 et change de gouvernement par les urnes depuis.

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La langue et la foi

La langue officielle est le portugais, parlé par presque tous, aux côtés de plusieurs créoles locaux à base portugaise, comme le forro et l'angolar. Le pays est très majoritairement catholique, héritage portugais : une foi vivante, rythmée par les fêtes des saints patrons, souvent mêlée de traditions et de danses d'origine africaine.

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La culture et l'art de vivre

La culture santoméenne est une culture créole équatoriale, douce et festive. Elle est célèbre pour le tchiloli, théâtre dansé joué depuis des siècles, qui adapte aux îles une tragédie portugaise du XVIᵉ siècle sur l'empereur Charlemagne, avec masques et musique. Il y a aussi le socopé et l'ússua, musiques et danses créoles, l'artisanat, et une cuisine de cacao et de poisson. La vie suit le rythme tranquille des tropiques, le fameux « leve-leve » (« doucement-doucement »), devise nationale de la lenteur. À table, poisson, banane, fruit à pain, et un chocolat local qui renaît.

À voirPico Cão GrandeForêts de PríncipePlantations de cacao
À vivreTchiloliLeve-leveSocopé
À goûterPoissonChocolatBananeFruit à pain
Millenage : une estimation probabiliste à but culturel et récréatif, sans valeur génétique ni diagnostique. Elle ne remplace ni un test ADN ni une généalogie d’archives : elle donne les lignées les plus plausibles d’après les lieux de naissance, la carnation et l’histoire des populations, sans certitude sur vos ancêtres.