Venezuela
Le pays de la « petite Venise », entre Caraïbes et Andes, terre de la plus haute chute d'eau du monde, patrie du Libertador Bolívar.
près de 8 millions d'émigrés depuis 2014
Le pays en bref
Le Venezuela occupe le nord de l'Amérique du Sud, ouvert sur la mer des Caraïbes par une longue côte tropicale. Son nom, « petite Venise », lui vient des premiers explorateurs, frappés par les villages sur pilotis du lac de Maracaibo. La nature y est très variée, des plages caraïbes aux sommets andins. Le pays possède les plus grandes réserves de pétrole prouvées du monde, richesse qui a fait sa fortune, puis ses tourments. Environ vingt-huit millions de personnes y vivent ; la capitale est Caracas. C'est la patrie de Simón Bolívar, le libérateur de l'Amérique du Sud.
La géographie
Le pays réunit quatre mondes. Au nord-ouest, une branche des Andes et ses sommets enneigés. Le long de la mer, une côte caraïbe de plages et le grand lac de Maracaibo, posé sur le pétrole. Au centre s'étendent les llanos, immenses plaines herbeuses où paissent les troupeaux des cow-boys locaux, les llaneros. Et au sud-est, le plateau des Guyanes, hérissé de montagnes tabulaires aux parois abruptes, les tepuys, du haut desquels se jette le Salto Ángel, la plus haute cascade du monde.
Les peuples et l'histoire
La côte était peuplée de peuples indigènes, Caraïbes et Arawaks, quand les Espagnols y abordèrent. La colonisation, puis l'arrivée d'esclaves africains pour les plantations, donnèrent naissance à un peuple profondément métissé, mêlant les trois origines. C'est du Venezuela qu'est parti le grand mouvement d'émancipation du continent : Simón Bolívar, né à Caracas, le « Libertador », mena les guerres qui libérèrent de l'Espagne une bonne moitié de l'Amérique du Sud, en rêvant de l'unir en une seule nation. Au XXᵉ siècle, le pétrole fit un temps du pays l'un des plus riches d'Amérique latine. Depuis les années 2010, une profonde crise économique et politique a poussé près de huit millions de Vénézuéliens à l'exil, le plus grand exode de l'histoire récente des Amériques.
La langue et la religion
On parle au Venezuela l'espagnol, dans une variante caraïbe rapide, aux côtés de plusieurs dizaines de langues indigènes encore vivantes dans les régions reculées de l'Amazonie et des Guyanes. Le pays est de tradition très majoritairement catholique, foi apportée par l'Espagne et très présente dans les fêtes populaires, avec une place croissante des Églises évangéliques et une dévotion particulière pour certains saints populaires, comme le docteur José Gregorio Hernández, canonisé en 2025.
La culture et l'art de vivre
La culture vénézuélienne est joyeuse et musicale. Le joropo, la musique des llanos, avec sa harpe, ses maracas et son petit cuatro à quatre cordes, en est l'emblème. Le pays est aussi fier d'El Sistema, son réseau d'orchestres de jeunes, qui a formé des centaines de milliers d'enfants, souvent issus de milieux pauvres, et révélé des chefs d'orchestre comme Gustavo Dudamel. Le Venezuela a la passion du base-ball et des concours de beauté. À table, on partage l'arepa, galette de maïs garnie de mille façons, emblème national, et les hallacas des fêtes de fin d'année.